Orléans à la période antique

L’OPPIDUM CARNUTE

Durant la période néolithique, l’homme se sédentarise. Sur le site qui deviendra Orléans, quelques villages et fermes éparses se structurent peu à peu. Au cours du IIe siècle av. J.-C, ces habitations prennent la forme d’une véritable agglomération gauloise qui, au siècle suivant, s’entoure d’une fortification de terre et de bois. L’implantation du bâti ne suit pas de plan particulier. Dès cette époque, un pont assure une traversée sécurisée du fleuve.

L’URBANISME GALLO-ROMAIN

Au début de notre ère, la ville change de forme. Deux axes rectilignes et perpendiculaires structurent le territoire : d’est en ouest, le decumanus maximus (rue de Bourgogne) et du nord au sud, le cardo maximus (rues Parisie et de la Poterne).

Les rues secondaires sont implantées parallèlement au decumanus maximus et au cardo maximus, et à intervalles réguliers. Des édifices publics caractéristiques de la ville romaine sont construits. Le forum est situé au croisement des deux nouveaux axes structurants et l’édifice de spectacle, à l’est (à la tête du pont Thinat). En revanche, les emplacements exacts des thermes, des implantations militaires et religieuses demeurent inconnus.

Au nord-est, dans l’actuel parc de la Fontaine-de-l’étuvée, un complexe cultuel voué à la déesse des eaux Aquae Segetae voit le jour. L’eau domestique de la cité y est collectée et acheminée ensuite par aqueduc.

 

Sources : Orléans Mairie – Service Ville d’art et d’histoire