Les embellissements des XVIIIe et XIXe siècles

LES EMBELLISSEMENTS DES XVIIIE ET XIXE SIÈCLES

Vue d'Orléans prise en amont du pont royal, 1829

 

Les idées d’embellissement et d’hygiénisme sont au cœur des réflexions urbaines du XVIIIe jusqu’au milieu du XIXe siècle.

Les embellissements des XVIIIe et XIXe siècles marquent le temps des percements. À ce titre, le projet le plus emblématique est celui de la rue Royale (1748-1763) associée, dans son prolongement, à la construction d’un pont éponyme (aujourd’hui nommé George V).

La municipalité veut adjoindre à cette rue un second percement, de la cathédrale au faubourg Madeleine, et ainsi déplacer le cœur de ville vers la place du Martroi. Le projet est réalisé par François-Narcisse Pagot jusqu’à la rue Royale, entre 1811 et 1846, avec la percée de la rue Jeanne d’Arc. Il s’accompagne de la construction de bâtiments publics tels que le palais de justice, le conservatoire, la façade de la préfecture et le collège royal. En parallèle de ces percements, l’enceinte est progressivement démantelée et les faubourgs se densifient.

Sur la Loire, des quais rectilignes en pierre sont aménagés afin de servir l’activité portuaire florissante et les dernières îles sont arasées dans la seconde partie du XVIIIe siècle.

Un Jardin des plantes est créé en 1834, sur la rive sud ; il annonce l’ouverture d’autres jardins publics.

Enfin, les premiers plans d’alignement de rues, apparus au XVIIIe siècle, sont exécutés à grande échelle à partir de 1807.

À cette même époque, les municipalités successives programment le pavement et l’éclairage des rues ainsi qu’une numérotation cohérente des habitations.

LA POURSUITE DES GRANDS TRAVAUX

Devenue le siège du 5e corps d’armée, la ville accueille des casernes à proximité de la gare. Le quartier Dunois est alors créé, à partir de 1878. On y trouve des cités ouvrières, des pavillons et des demeures bourgeoises.

Le quartier du Châtelet, zone de marché, est remodelé. De grandes halles sont construites à partir de 1882 au centre d’une vaste place rectangulaire entourée d’immeubles.

Avec l’arrivée du train et le développement du transport ferroviaire, une artère est projetée pour relier la gare à la place du Martroi. Entre 1894 et 1905, la rue de la République est ainsi percée. Cette rue commerçante offre aux voyageurs l’image d’une ville dynamique et ouverte. En réalité, Orléans s’assoupit. Seule la construction du lotissement des Champs-Élysées dans les années 1930, entre cathédrale et mails, exprime une envie de modernité.

 

Sources : Orléans Mairie – Service Ville d’art et d’histoire