De César à Jeanne d'Arc

DE CÉSAR À CLOVIS

Le site d’Orléans est occupé depuis la plus haute Antiquité. La Loire, franchissable à cet endroit, est à l’origine du développement d’une cité active et reconnue, implantée sur la rive non inondable du fleuve, au nord.

Au IIIe siècle av. J.-C., Orléans est un oppidum gaulois appelé Cenabum, place forte florissante de la tribu des Carnutes où les activités portuaires et commerçantes prospèrent.

En 52 av. J.-C., lors de la guerre des Gaules, Cenabum est conquise par César qui s’assure ainsi le contrôle du pont.

Devenue Aurelianis au IVe siècle apr. J.-C., la ville repousse en 451, grâce à son évêque Aignan, l’invasion des Huns commandés par Attila.

En 511, Clovis y tient un concile important en réunissant des évêques des Gaules. Le rôle et le pouvoir de ces derniers sont redéfinis. C’est le début de l’alliance de l’église et de la royauté.

Rempart gallo-romain

AU CŒUR DU ROYAUME

Orléans occupe une place importante au sein du royaume, tant d’un point de vue politique qu’économique.

Sous le règne des fils de Clovis, Orléans devient le centre d’un des quatre royaumes qui constituent le territoire franc.

La ville est ensuite l’une des capitales de la Neustrie carolingienne. L’évêque Théodulfe, ministre de Charlemagne, joue alors un rôle important pour la ville : il développe l’enseignement pour les clercs et fait construire un hospice.

En 848, le roi Charles le Chauve est élu puis sacré à Orléans.

Sous le règne des Capétiens, d’autres sacres s’y déroulent : celui de Robert le Pieux, fils d’Hugues Capet, en 987, ainsi que celui de Louis VI, en 1108.

Au cours du XIIe siècle, Paris s’impose comme capitale du royaume. Néanmoins, Orléans continue à faire fortune, riche de ses vins et au croisement de voies terrestres et fluviales fréquentées.

En 1344, le roi Philippe VI crée le duché d’Orléans donné en apanage – concession prise sur le domaine royal – au fils cadet du roi. Sous Charles VI, l’octroi d’une nouvelle charte (2 mars 1385) accorde une administration municipale officielle et une gestion financière autonome à Orléans.

ORLÉANS ET SON UNIVERSITÉ

Orléans a déjà des écoles réputées lorsqu’en 1306, le pape Clément V, qui y a étudié, et le roi Philippe le Bel les transforment en université.

La ville profite de l’interdiction, depuis 1273, d’enseigner le droit romain à Paris pour attirer de nombreux jeunes gens venant parfois de loin pour étudier cette discipline. Le quartier au sud de la cathédrale se transforme pour accueillir élèves et professeurs.

L’université décline à partir du XVIIe siècle. Ce déclin est renforcé en 1679 par la réouverture des cours de droit romain à Paris. Supprimée comme les autres universités à la Révolution, l’université d’Orléans renaît à La Source en 1966.

La ville garde le souvenir d’étudiants célèbres : Jean Calvin, Érasme, Rabelais et, plus tard, Charles Perrault et La Bruyère…

LE SIÈGE ET JEANNE D’ARC

Jeanne d'Arc dit Portrait de l'hôtel de ville ou dit (à tort) des échevins d'Orléans

À la fois guerre de succession et guerre civile, la guerre de Cent Ans atteint un pic dans les années 1411-1435.

Des adversaires épuisés financièrement et militairement s’affrontent autour d’Orléans dans une situation politique confuse. L’arrivée de Jeanne d’Arc en 1429 remonte le moral des troupes françaises qui réussissent à chasser les Anglais d’Orléans, après sept mois de siège. Charles VII est ensuite couronné à Reims et entame avec ses troupes la reconquête, malgré le revers que constituent la capture de Jeanne d’Arc (mai 1430) et sa mort (mai 1431).

 

Sources : Orléans Mairie – Service Ville d’art et d’histoire