A travers le monde, dans toutes les langues, Jeanne d’Arc apparaît dans la culture des peuples. En un printemps du XVe siècle, son épopée hors du commun donne à Orléans un rayonnement extraordinaire. Après la défaite d’Azincourt, en 1415, c’est « grande pitié » au royaume de France que se disputent Armagnacs et Bourguignons.

Il y a alors « trois France » : Normandie, Picardie, Ile de France et Aquitaine sous domination anglaise des Lancastre ; Bourgogne, Champagne et Flandre sous domination bourguignonne et enfin le royaume de Bourges du dauphin Charles écarté de la succession en 1420.

Après la mort d’Henri V Plantagenêt, le duc de Bedford, qui a épousé la sœur du duc de Bourgogne, devient régent du royaume. Il souhaite étendre son territoire, assiège et occupe des villes de Loire. C’est alors qu’intervient Jeanne d’Arc dans l’histoire de la France et d’Orléans.

  • 29 avril 1429 : à la tombée de la nuit, sans résistance des Anglais, Jeanne entre dans Orléans. Elle réside dans la maison de Jacques Boucher, trésorier du duc d’Orléans.
  • 30 avril : conseil de guerre. Sommation aux anglais. En retour Jeanne ne reçoit que des injures.
  • 4 mai : la présence de Jeanne encourage les armées françaises. La bastille Saint-Loup est prise !
  • 7 mai : attaque du boulevard des Tourelles. L’attaque est rude. Jeanne attaque elle-même mais son épaule est percée d’un trait. On la retire, on sonne la retraite. S’opposant au repli, Jeanne repart à l’attaque : le boulevard est pris, puis le fort. Jeanne entre à Orléans par le pont comme elle l’avait prédit le matin.
  • 8 mai : les deux armées sont en présence. La pucelle commande de célébrer la messe sur place. Celle-ci finie, les Anglais s’en vont : le siège est levé.
Depuis 1430, sauf rares interludes, Orléans a toujours fêté avec ferveur son héroïne chaque année.

 
 
> Voir aussi :

La maison de Jeanne d'Arc
Le Centre Jeanne d'Arc
Les Fêtes Jeanne d'Arc
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